Let me fuck the world off just for you.

La solitude est une amie que je ne connais que trop bien. La solitude finira par me tuer.. Le manque de toi. Cliché ?

Page suivanteArchives

"Je me sens intensément perdue. Comme si je flottais au-dessus de la brume et que l’on me perdait à l’intérieur. Un manque qui énerve, un manque assouvi qui énerve encore plus. Je lutte contre une addiction. Ce n’est rien de nouveau. C’est le simple résultat d’une transposition d’un objet à une personne. Râler parce qu’on en veut, hurler parce qu’on ne s’est pas abstenu. Je tourne en rond. À me demander si j’arrête ou non. À me dire que j’arrête mais je reviens en traînant des pieds le lendemain. Râler pour râler. Marcher à l’envers. Il y a un monde autour de nous et nous restons figés devant des attributs superficiels. Je me remets beaucoup en question depuis quelques semaines. C’est peut-être réellement une métaphore de cendrer sur le sol alors qu’il y a un cendrier sur la table. Je n’arrive pas à concevoir les idées qui me cognent le crâne. Je lutte peut-être avec certaines réalités. J’ai peur. Du moins, j’ai parfois peur et cela de n’importe quoi. J’ai peur d’avoir raison. J’ai peur de sentir son odeur longtemps partout autour de moi. J’ai peur d’avoir peur. J’ai peur de rencontrer une fille et d’avoir eu raison. J’ai peur de moi-même. Je peine à m’échapper de moi-même. Il y a des instants de vie qui m’empêche quelconque lucidité tout comme il y en a d’autres que j’enregistre tels des mémos de souvenirs. Tout s’effacera un jour ou l’autre. J’ai peur de la mort. J’ai peur d’être réellement malade. J’ai peur de n’avoir qu’une branche à laquelle m’accrocher et que ce soit celle de l’espoir. J’aimerais parfois qu’on me compresse le visage et que l’on m’explique ce qui cloche. Pourquoi je cherche à provoquer ce que je ne désire pas ? On m’a toujours dit d’affronter mes peurs, au lieu de les affronter je les ai subi. Mais quoi ? Ce n’est pas ce que font les parents ? T’as peur des chiens, ils t’en achètent un. T’as peur d’être quittée, tu fais ta chieuse pour qu’on te quitte. Je me blâme encore. Il y a quelque chose qui cloche dans ce que je n’arrive pas à exprimer. Je manque d’attention. Cela fait des années que je suis obligée de serrer mon coussin contre moi pour sentir une présence. Sinon je ne m’endors pas. Processus de routine. Quand quelqu’un se colle à moi dans le métro, je me sens mieux. Parce qu’il y a quelqu’un. Ce n’est pas limite si je me questionne sur l’achat d’un animal capable de rester contre moi le long de mes journées. J’ai l’impression que ma vie se résume à être debout dans le métro bondé à observer les personnes assises. J’attends trop. J’attends trop de la vie et quand elle, elle me demande quoi que ce soit je ne suis pas fichue de l’exécuter. Je fais n’importe quoi. Je déteste ranger. Je préfère regarder le bordel qu’est ma vie et m’y mettre à un moment inopiné.
J’aime. J’aime avec mon âme. Man Ray dans sa quête de mélanger le travail artistique à la psychanalyse, a songé au fait que nous devons faire attention à nos murmures. Depuis je fais gaffe. Mais à part râler putain comme Salinger je ne dis pas grand chose. Ou quand je dis quelque chose c’est trop poignant pour être vrai. Dans un élan de bonheur j’ai dit que je l’aimais tellement que j’aimerais mourir. Je ne sais même pas de qui je parlais. Je ne sais même pas si j’aime. Ce n’est pas étrange de ressentir de l’amour sans poser de visage ou de ressentis exacts ? Je ressens tellement de choses pour le monde que je côtoie que je mélange tout sentiment.
J’aimerais mettre des mots sur mes maux mais je n’y arrive pas. Il suffit de retourner dans tous les sens chacun de mes textes, je ne fais que tourner autour du pot. Parce que je ne vois pas le pot. Je ne veux pas voir le pot. Quand j’ai des crises de perturbation extrême et conflictuelle avec moi-même, j’ai envie de partir. Ce que j’oublie c’est que même loin, je les ai. On a beau vouloir s’émanciper de nos tourments ce n’est pas en changeant de lieu que cela adviendra. On ne fait qu’apaiser nos maux sans les tuer. Il y avait cette fille dans le métro. Elle est dans ma fac. Elle m’avait regardé avec une violence si puissante qui m’a poussé à naturellement la suivre dans le moindre de ses mouvements. J’avais envie de l’avoir dans mon champs de vision. Je voulais capter son attention. Pourquoi ? J’ai toujours aimé les hommes et j’en ai toujours eu besoin. J’ai toujours méprisé les nanas en m’entendant à merveille avec celles-ci car je ne m’entends pas avec les garçons. Ils m’intimident sauf quand ils ne me plaisent pas. Sauf que je ne parle jamais aux garçons qui ne me plaisent pas. Ensuite je me plains de n’entretenir que des relations ambigües. Parfois j’aimerais voir le monde différemment. Il y a des personnes qui m’ont l’air si belles de l’intérieur. Il suffit de le voir à leurs physiques dégradés. Ils sont tous bancales. Tout le monde est bancale. On ne m’a pas apprit assez. Je hais trop. J’aime trop.
Je ne comprends pas le monde dans lequel je vis. J’ai passé les dix-huit dernières années à déchirer les idées conçues que l’on m’avait instruit. J’ai toujours voulu défier ce que je savais. Prouver que non. Montrer que les choses pouvaient être différentes. J’ai envie de prouver quelque chose au monde tout en voulant me le prouver. Je vais encore changer la couleur de mes cheveux. Je vais encore me les couper. Un jour je n’aurais plus rien sur le crâne parce que j’aurais tenté de me trouver. C’est con. J’ai tout essayé. J’essaye de fuir. Quoi ? Ma rousseur ? Ma rousseur s’est toujours manifestée bien que je n’ai jamais été rousse et bien que mes seins et mes joues soient parsemées de tâche de rousseur. Une autre métaphore ? Je m’épuise. Je ne me reconnais pas. Du moins, je ne me connais même pas."

-

(Source : pripita-zivot)